C’est le 8 mars ! C’est à dire le jour où ceux qui ont des produits nazes à refourguer font des offres commerciales (« 1 rose offerte à toutes nos clientes », « 2e petite culotte à moitié prix pour votre fête ! »). En vrai, c’est surtout la journée internationale de lutte pour les droits des femmes (c’est quand même autrement plus utile que la « fête des femmes » non ?). Alors j’ai voulu mettre une femme d’exception à l’honneur. 

Il y a longtemps, quand je n’avais qu’une connaissance moyenne de l’histoire, je croyais que les femmes d’avant la 2e guerre mondiale étaient surtout des femmes au foyer. Maintenant que j’étudie cela de manière plus conséquente je sais que le sexisme ordinaire dont nous sommes (presque) tous confits est une construction bourgeoise finalement très récente (nos ancêtres de la fin du 18e siècle étaient plus ouverts d’esprit que nous par exemple !). Et de tout temps il y a eu des femmes extraordinaires, qui n’ont pas hésité à se lever face aux normes sociales injustes pour réclamer le droit de ne pas être une potiche de salon et être traitées en égal à l’homme. J’ai eu beaucoup de mal à choisir laquelle j’allais traiter aujourd’hui tant il y a des femmes dont on aimerait parler. Mais comme il n’en fallait qu’une j’ai finalement opté (un peu au hasard car je n’ai pas su choisir) pour Amelia Bloomer, une dame qu’on connait surtout pour la pièce de vêtement qui a pris son nom, « le bloomer », une culotte bouffante.

  It’s march the 8th ! The perfect moment for those who sell items that suck to make commercial offers in France (« 1 free rose for all our lady customers ! », « the 2d panty is half its price for this special day » !). But in fact, for real, it’s the international women’s day to struggle for their rights (which is quite more useful than a « women day »). That’s why I wanted to talk about an amazing lady on this blog.

A long time ago, when I didn’t know much history, I thought that ladies before the WWII were housewives. Now that I study history for real, I know that ordinary sexism we show everyday is a modern bourgeois social construction (late georgian people were much more open minded than we are !).  There has been a lot of great ladies, who stood against unfair social norms to claim for the right to be something else than a useless linving room item, and to have equal rights to men. It was hard to choose just one, but I picked (quite randomly) Amelia Bloomer, a lady who is know today for a piece of garment she wore, « the bloomer ».

Amelia était rédactrice en chef du journal « The Lily », et une adepte de la tempérance à l’origine (c’est à dire qu’elle militait contre l’alcool, responsable de drames sociaux selon elle). Mais ses colonnes sont rapidement devenues le foyer d’idées égalitaires sur la place des femmes. Elle portait aussi des pantalons larges, et estimait que les femmes devaient pouvoir s’habiller comme elles le souhaitaient, c’est à dire sans corset et sans robes immenses peu pratiques pour « faire des choses ».

Voici d’autres images (n’hésitez pas à cliquer pour agrandir) :

  Amelia was the chief editor for « the Lily », and was a member of the Temperance League (which means that she was against alcohol, considered for being responsible for social dramas). But her columns quickly became a place full of egalitarian ideas about the women’s place in the society. She wore large trousers, and thought that women should dress like they want, without corsets or huge  dresses that were not practical to « do things ».

See other images (click to enlarge) :

Ce vêtement était plutôt un vêtement « de sport » à l’origine :   This garment was for sport at first :

Mais Amelia en a fait un vêtement « politique ». Car la mode n’est JAMAIS neutre, elle est toujours politique : qu’elle serve à imposer des normes sociales (ou à lutter contre elles, comme le fait Amelia), ou même à placer les gens dans la société (c’est un « uniforme », qui obéit à des codes très précis, c’est à dire que d’un coup d’oeil elle vous permet de savoir si la personne en face de vous est « des vôtres »).   But Amelia made it a « political garment ». Because fashion is NEVER neutral, it’s political, always : to put social standards (or to fight against them, as Amelia did), or to know social ranks in the society (it’s a « uniform », which obey to strict codes, and allow to know in a second if the people in front of you are « part of your « ).

Alors bien entendu, beaucoup se diront sans doute que « c’est moche » en regardant ces images (je l’ai fait !). Mais passons outre notre éducation sexiste et ne jugeons pas l’esthétique de ces vêtements : juger l’apparence d’une personne c’est déplacé (rappelez-vous, n’est-cas énervant quand vous lisez un article sur une femme d’état et que ça ne parle que de ses vêtements, ses cheveux ou ses qualités physiques et pas ses idées ?!?), ce n’est pas le propos de cet article :-p    Some of you might say « it’s ugly » when looking at these images (I did it !). But let’s override our sexist education and stop judging if it’s nice or not : judging people’s appearance is inappropriate, it’s not the point in this article.

4 comments

  1. Pas si moche finalement : le modèle rouge avec l’ombrelle bleue est assez seyant, je trouve.
    Merci pour cet article très intéressant comme toujours, et aussi d’avoir choisi une personne moins connue (pas du tout en ce qui mer concerne) et d’élargir un peu ma culture

    1. Bonjour,
      Oui, je pense aussi que notre oeil n’est pas très habitué mais que ça mériterait à être fait en reconstitution parfois !
      Merci pour votre message !

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