Robe & jupon en brocard de soie, bergère de paille recouverte de soie et chaussures en satin, 1780.
Portée par Jane Bailey pour son mariage avec James Wickham.
Silk brocade gown and petticoat, silk covered straw hat and silk satin shoes, 1780.
Worn by Jane Bailey for her marriage to James Wickham.


Je vous parlais mardi dernier de mon pèlerinage au V&A, mais en réalité j’y allais surtout pour voir la nouvelle expo du musée autour des robes de mariées de 1775 à 2014 !
I was talking about my pèlerinage au V&A last tuesday but in fact I went there because I wanted to see their new exhibit : wedding dresses, from 1775 to 2014 !


Rez-de-chaussée : robes d’époque.
1st level : antique dresses.


L’exposition est divisée en deux étages : au rez-de-chaussée les robes anciennes (là où j’ai passé 10mn par robe) et à l’étage les robes récentes (là où j’ai passé bien moins de temps, je l’avoue très franchement !) avec quelques robes de célébrités et surtout créées par des grands couturiers.
The exhibit is divided in two levels : antique dresses on the first level (where I spent 10 minutes per dress) and modern dresses on the second level (where I spent less time) with dresses worn by famous people and dresses created by famous designers.
 
1er étage : les robes « modernes »
avec celle de Dita von Teese par Vivienne Westwood en taffetas synthétique à gauche (!)
2d level : « modern » dresses with Dita von Teese’s
created by Vivienne Westwood in synthetic taffeta (!) on the left.
 
Vous pourrez découvrir que les robes de mariées blanches était portées dès la fin du 18e siècle mais que c’est la reine Victoria qui les a mis à la mode pour de bon en se mariant en blanc. C’est pourquoi je n’ai pas compris le choix des organisateurs de n’exposer que des robes blanches de 1770 à 1840 puisque cela va à l’encontre de leurs propos. S’ils avaient montré une robe en lourd brocard très coloré comme cela se faisait encore en 1770 il était alors possible d’apprendre aux visiteurs que les robes de mariées étaient alors recoupées (on disait « réformées ») en chasubles pour l’ecclésiastique qui avait procédé à la cérémonie.
You’ll can discover that white dresses were worn since the end of the 18th century but became fashionable for good because the queen Victoria wore one on her wedding day. That’s why I did not understand why they only displayed white dresses from 1770 to 1840 ? They should have displayed an heavy brocaded and colorful dress as brides used to wear circa 1770. It was the occasion to explain to visitors that this dresses were cut after the ceremony to make chasubles for the cleric who performed it.
 
Vitrine de la 2e moitié du 19e siècle.
Second half of the 19th century’s showcase.
 
Il y est aussi beaucoup question de la réutilisation des robes de mariées pendant le 19e siècle car par soucis d’économie on fait souvent une robe portable dans la vie de tous les jours, et non une énorme dépense pour une unique occasion comme cela se fait aujourd’hui.
Re-using a wedding dress is now difficult to imagine but in the 19th century it was quite common as most of the families had no money to spare for a dress worn for a single occasion. The exhibit shows very well this important fact.
 
1940-1960
 
Le second niveau fait la part belle au glamour et à l’extravagance, tout ce que les mariées d’aujourd’hui aiment ! Certaines sont  très réussies (un design vraiment unique, de belles matières ou des témoignages de la virtuosité des petites mains de la haute couture), d’autres sont franchement affreuses (je ne parle pas là de question de goût mais d’un point de vue « couturier » : synthétique cousu de gros strass en plastique sur meringue, très proches de certaines robes vendues actuellement à Barbès pour une quarantaine d’euros !) mais passons car la mode actuelle n’est pas vraiment l’objet de ce blog.
The second level is full of glamour and extragavance, all that actual brides love ! Altough it’s not the subject of this blog, I’ll write few words about them : some are very good (a unique design, luxurious materials or the perfect proofs that haute couture’s workers are real artists) but some are awful (synthetic fabrics sewn with big plastic sequins on a big meringue-dress). But nowadays fashion is not the subject of this blog, so let’s go on. 
Le robe de Kate Moss, une création du plus que talentueux John Galliano, très 30’s !
Le travail de broderie est simplement sublime.
Kate Moss’ dress, designed by the talented John Galliano, very 30’s inspired !
The embroideries are simply sublime.
 
Globalement j’ai beaucoup aimé l’exposition mais la plupart des personnes rencontrées n’ont pas apprécié, et je peux le comprendre car elle est plutôt particulière. Alors j’ai essayé de dresser en toute bonne foi ses qualités et ses défauts :
– Une seule robe par période, ce qui évite l’effet « trop de robes, je ne sais plus où regarder » comme lors de l’expo des costumes hollywoodiensmais qui peut frustrer celles qui seraient venues pour admirer des robes de princesses.
– Pas de robes « exotiques » qui risqueraient d’induire le visiteur en erreur pour rendre la réalité de l’époque un peu plus sensationnelle qu’elle ne l’était (comme cela pouvait être vu lors de l’expo « la Mécanique des dessous » aux arts décoratifs à Paris). Mais du coup là aussi les amatrices de robes de princesses vont être déçues ! (filez, l’expo n’est définitivement pas pour vous !).
– Des robes très bien choisies, très représentatives des modes de l’époque et surtout des petits trésors de réalisation, avec un bel éventail de matières et de techniques : si vous êtes vous-même couturier ou costumier vous risquez d’être scotché pas mal de fois !
– Peu d’explications générales si ce n’est les grandes tendances en début de vitrines. Certains s’en réjouiront mais ceux qui venaient pour en apprendre le plus possible en seront pour leur frais…
– Le catalogue de l’expo n’est pas très attractif. J’ai quitté les lieux en me disant « il me le faut absolument ! » mais après l’avoir rapidement feuilleté je l’ai reposé pour m’acheter un autre livre à la place.
– Le billet d’entrée n’est pas donné du tout. Pour nous autres français c’est un problème mais pour une expo anglaise c’est plutôt normal.
I really liked the exhibit but most of the people met after that day did not like, and I can understand it because it’s rather particular. That’s why I tried to review its strengths and its weaknesses : 
– Only one dress per period, which allows to avoid the « too many dresses, I don’t know where to look at » syndrom, as during the hollywood costumes exhibit. But it can be very frustrated for thoses who came to see princesses dresses !
– No exotic dresses which could mistake the visitors by switching historical facts with sensational details (as it has been made for « la Mécanique des dessous » in Paris). That’s why princesses dresses lovers will be desappointed, again ! (this exhibit is really not made for them).
– Very well chosen dresses, very representative of each era’s styles, with beautiful materials and interested techniques : if you make dresses by yourself you might be amazed more than once !
– Few explanations. Some people will appreciate it, others who came to learn many fact will be desappointed…
– The exhibition catalogue is not very attractive. I left the rooms thinking that I had to buy it but after browsing it I changed my mind and bought an other book.
– Tickets are quite expensive. Whereas it’s a « normal » price in england it seems high for french people like us.
Robe de mariée en soie rebrodée, 1890.
Portée par Cara Leland Huttleston Rogers pour son mariage à New York avec Bradford Ferris Duff.
Embroidered corded silk wedding dress, 1890.
Worn by Cara Leland Huttleston Rogers for her marriage in New York to Bradford Ferris Duff.
Détail de la robe de mariée en soie rebrodée, 1890..
Details of the embroidered corded silk wedding dress, 1890.
 
Maintenant je vous laisse vous faire votre propre avis, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous avez la chance d’aller la voir !
Now I let you make your own opinion, please tell me what you thought of the exhibitions if you  have the chance to see it !

(c) photo :  V&A Images

6 comments

  1. Perso j'ai bien apprécié, surtout qu'il y avait peu de monde quand j'y suis allée donc j'ai eu le temps de rester devant les vitrines du bas…
    Pour le prix, bon à savoir: avec les billets d'Eurostar on peut avoir des réducs (une entrée payée, une gratuite)…
    Merci pour le reportage 😉
    Marie

  2. Merci Fanny de partager avec nous cette superbe exposition ! Et toujours avec vos commentaires très pointus sur la mode. Un aller-retour à Paris, c'est faisable mais à Londres, c'est plus compliqué pour moi ! Donc, j'apprécie d'autant plus de participer "visuellement" à vos escapades ! Marie40

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